L’Islam

Islam : Définition, histoire & origine

L’islam remonte historiquement à l’époque où le prophète Mahomet (570-632) reçut les révélations transcrites dans le Coran. Cependant, les musulmans ne datent pas la naissance de leur religion au VIIe siècle, car ils ne la considèrent pas comme une innovation mais comme le rétablissement de la véritable religion d’Abraham. Pour eux, l’islam est une religion intemporelle, non seulement parce qu’elle professe la «vérité éternelle», mais aussi parce qu’elle devrait être la religion de tous les hommes.

Le Prophète

Mahomet est né vers 570, dans la tribu des Qoraïchites, à La Mecque, plaque tournante du commerce en Arabie occidentale. Vers 610, il eut la première série de révélations qui le persuadèrent qu’il avait été choisi comme messager de Dieu. Il commença à apporter le message qui lui avait été confié, à savoir qu’il n’existait qu’un seul Dieu, auquel l’humanité tout entière devait se soumettre. S’étant attiré l’animosité de ses concitoyens par ses attaques contre le polythéisme, Mahomet finit par émigrer à Médine avec quelques disciples. Cet exil, appelé l’hégire (hidjra), eut lieu en 622; les musulmans fixèrent au début de cette année-là le point de départ de leur calendrier lunaire (Anno Hegirae, ou AH).

À Médine, Mahomet fut reconnu comme chef religieux et militaire. En l’espace de quelques années, la région de Médine passa sous son contrôle, et, en 630, il conquit enfin La Mecque. La Kaaba, sanctuaire qui avait abrité les idoles des païens de cette ville, fut alors consacrée au culte d’Allah et devint un lieu de pèlerinage pour tous les musulmans. À sa mort, en 632, Mahomet avait rallié la plupart des tribus arabes à l’islam. Il avait jeté les bases d’une communauté (umma) régie par les lois de Dieu.

D’après le Coran, Mahomet est le Sceau des prophètes, le dernier d’une lignée de messagers de Dieu qui commence avec Adam et comprend Abraham, Noé, Moïse et Jésus. Pour l’édification des générations à venir, il transmit la parole de Dieu qui lui avait été révélée et était consignée dans le Coran, ainsi que ses jugements et ses décisions (sunna) telles qu’elles sont rapportées par les hadith («récits»).

Qu’est ce que l’Islam?

Pratiquée par plus d’un milliard de fidèles à travers le monde, la religion fondée en Arabie par le prophète Mahomet fut diffusée d’abord dans tout le Moyen-Orient, puis elle étendit son influence à de nombreuses régions de l’Asie et de l’Afrique. Depuis quatorze siècles, la communauté des musulmans perpétue un mode de vie, un code moral, une culture, mais aussi une certaine conception de l’État et du système juridique.

Signification de l’Islam

Le nom même de la religion – islam signifie en arabe «soumission» à l’omnipotence divine – implique que les musulmans gardent la foi et la confiance en Allah, Dieu un et unique, et qu’ils s’engagent à lui obéir. Dans le Coran, le livre sacré de l’islam, celui-ci est défini comme la religion d’Abraham, patriarche qui rompit avec le culte des idoles, «vint vers son Seigneur le cœur pur», obéit aveuglément à Dieu quand celui-ci lui demanda d’immoler son fils et le servit sans réserve. Aussi les musulmans rejettent-ils les termes de «mahométisme» et de «mahométans», car ces appellations répandues en Occident jusqu’à une époque récente suggèrent qu’il existe un culte de Mahomet, analogue à celui de Jesus Christ chez les chrétiens, ce qui irait à l’encontre de la thèse coranique selon laquelle seul Dieu doit être vénéré.

Dans l’esprit de l’islam, la religion n’englobe pas seulement la piété et la foi individuelles ainsi que le dogme et le culte de la communauté des croyants, mais elle définit aussi les lignes directrices et les règles concernant tous les aspects et toutes les dimensions de l’existence humaine. Ainsi, c’est la charia – la loi canonique – qui est appelée à régir les pratiques religieuses aussi bien que la vie civile et tout le comportement social: elle doit constituer la base du droit civil, commercial et pénal. D’après les juristes musulmans, la charia a quatre sources: le Coran; la sunna («coutume»), qui désigne les actes et les jugements exemplaires du Prophète; le qiya («analogie»), qui est le principe d’application des lois énoncées dans les deux sources précédentes à des problèmes qu’elles n’avaient pas traités; et l’idjmaa («consensus»), l’accord établi au sein de la communauté des croyants, qui, selon une parole du Prophète, ne peut jamais être erroné.

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