Confucius (551 à 479 Av J-C)

 

Homme d’Etat et philosophe chinois.

Les idées de Confucius – nom latinisé de Kong Fuzi – ont influencé toutes les civilisations d’Asie de l’Est. La croyance en la capacité de l’homme ordinaire à modifier son propre destin caractérise cet héritage. En contraste avec son incroyable influence, la vie de Confucius est d’une simplicité exemplaire. Instruit par sa mère, il se distingue par une infatigable envie d’apprendre. Sa maîtrise des arts lui permet d’ailleurs de débuter une brillante carrière d’enseignant. Il s’implique en politique, souhaitant mettre ses idées humanistes en pratique auprès des gouvernements. Il devient magistrat puis ministre de la Justice dans l’Etat de Lu. A 56 ans, il réalise finalement que ses supérieurs ne sont pas intéressés par ses idées et quitte le pays pour un exil de douze ans. Pendant ce temps sa réputation d’homme de vision se répand. A 67 ans, il retourne chez lui pour enseigner et écrire. Ses ‘Entretiens’ et ses théories, largement popularisés par ses disciples, constituent une doctrine de perfectionnement moral.

La jeunesse

Confucius est né dans l’Etat de Lu dans une famille noble du clan Kong. Son père, gouverneur de la province de Lu, meurt trois ans après sa naissance, laissant la famille sans ressources. Confucius reçoit toutefois une éducation de haut niveau, notamment les traditions culturelles de la dynastie Chou. Il se marie à vingt-quatre ans et a un fils et deux filles. Il exerce momentanément des tâches domestiques pour le chef de la province.

Sa carrière d’instructeur

Sa mère meurt en 527 avant J-C. Au terme d’une période de deuil, il voyage et dispense son enseignement au petit groupe de disciples qui l’entoure alors. Il est rapidement réputé comme un homme de grande érudition et de caractère, profondément respectueux des idéaux de la tradition.

Sa carrière de magistrat

A l’âge de cinquante ans, Confucius est nommé magistrat. Il est bien vite chargé de la justice dans le gouvernement de Lu. Son action est couronnée de succès : il introduit des réformes, rend la justice plus équitable. Victime d’une conspiration suscitée par ses résultats, il est amené à quitter son poste en 496 avant J-C. Il part en voyage pour trouver l’appui lui permettant d’entreprendre des réformes.

La fin de sa vie

En 484 avant J-C, il rentre définitivement dans l’Etat de Lu, passant les dernières années de sa vie à rédiger des commentaires sur les auteurs classiques.

La pensée de Confucius

Confucius déplorait le désordre et l’absence de considérations éthiques sous la dynastie Chou, et préconisait de renouer avec les principes et préceptes des sages de l’Antiquité, en initiant ses élèves aux auteurs anciens de la littérature chinoise. Il accordait également un rôle capital à la musique. Attachant une grande valeur au pouvoir de l’exemple, il soutenait que les gouvernants doivent mener une vie exemplaire, pour entraîner les citoyens à suivre leur exemple, l’Etat ne pouvant alors que connaître la prospérité et le bonheur.

Confucius considérait que l’homme doit se conduire sur la base de cinq vertus : la bonté, la droiture, la bienséance, la sagesse et la loyauté. Le respect des parents, de la vie et de la mort était également un de ses concepts clés.
Confucius n’a pas écrit lui-même son enseignement, mais celui-ci a été transmis par ses disciples. On considère que les « Cinq livres canoniques » en forment l’essentiel.
Les « Analectes » contiennent la source la plus fiable de sa vie.

Confucius a été reconnu de son vivant comme un grand penseur et, par la suite, comme un être surnaturel.

Citations :

« Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre lesquestions. »

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seuljour de votre vie. »

« Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice, il fauttenir sa parole. »

« Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours lescirconstances. »

« L’homme sage n’est pas comme un vase ou un instrument qui n’a qu’unusage ; il est apte à tout. »

« C’est seulement quand l’hiver est arrivé qu’on s’aperçoit que le pin et lecyprès perdent leurs feuilles après tous les autres arbres. »

« On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts. »

« Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans livreni maître est dangereux. »

« Le silence est un ami qui ne trahit jamais. »

« Quand on ne sait pas ce qu’est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu’est la mort ? »

« Dépasser le but, ce n’est pas l’atteindre. »

« Celui qui sait obéir saura ensuite commander.  »

« Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal. » (A comparer à celle de Lao Tseu )

« La joie est en tout ; il faut savoir l’extraire. »

« Une petite impatience ruine un grand projet.  »

Bibliographie :

  • « Le grand livre des religions du monde » sous la direction de Peter Clarke, éditions Solar
  • « La Sagesse orientale » de Scott Littleton, éditions Duncan Baird
  • « Les livres sacrés » de Fernand Comte, éditions Bordas
  • « La Sagesse de Confucius » de Guy Samson, éditions Quebecor
  • « Confucius: entretiens avec ses disciples » éditions Denoël
  • « Confucius » de Gou Xia et Feng Wei (18 maximes extraites des « Entretiens de Confucius »), éditions du Dauphin (Beijing, Chine)
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